Salle comble au Grand Sud pour le lancement de la saison culturelle de « Kharkiv à Lille » avec le quatuor inclassable DakhaBrakha
DakhaBrakha est un groupe ukrainien, fondé en 2004 à Kiev. Leur démarche est de mettre en valeur le patrimoine musical folklorique, mais d’une façon très moderne.
Le quatuor est composé de Olena Tsybulska aux percussions, Iryna Kovalenko au piano, percussions, accordéon, bruit d’oiseaux…, Nina Garenetska au violoncelle, et enfin, à la guitare électrique, à l’accordéon, à l’harmonica, c’est Marko Halanevych.
Et bien sur, tous les quatre sont au chant puisque la principale caractéristique du chant traditionnel urkrainien est le chant choral.
Le concert a lieu au Grand Sud, que je vois pour la première fois en configuration assise avec des gradins. Le concert est plus que complet, avec liste d’attente. C’est aussi, à plus d’un titre, un concert très politique, déjà avec le petit speech avec pupitre d’une adjointe à la mairie qui s’exprimait dans le cadre de « De Kharkiv à Lille » : la seconde ville d’Ukraine est en effet jumelée avec Lille depuis près de 30 ans, et de nombreuse manifestations culturelle sont organisées cette année dans ce cadre.
Mais c’est surtout politique par l’engagement de DakhaBrakha pour protéger et diffuser la culture ukrainienne, menacée depuis 2014 par la politique de Poutine.
D’emblée le ton est donné par Marko, avec un accent très marqué « Nous venons d’Ukraine Libre ! »
Outre une scénographie impeccable à base de projections soignées issues des oeuvres de Marko, leur musique est surprenante : on passe d’un morceau dark-folk à un plus rock (mais avec un chant choral trad) à de l' »ethno-techno » avec un rythme marqué à l’accordéon et au violoncelle… et !a marche très bien !
Le public Lillois a fait un triomphe plus que mérité à DakhaBrakha. Toute les cultures du monde doivent s’exprimer, c’est ce qui en fait la richesse. En musique ça se traduit par les aventures audacieuses de DakhaBrakha.