Rise – Anoushka Shankar (2005)

Anoushka Shankar - RiseAnoushka Shankar est la fille et l’élève du maître du Sitar Ravi Shankar, mondialement connu depuis les années 60 grâce aux Beatles et notamment George Harrisson, qui a contribué à faire connaître la musique traditionnelle indienne en Occident.
Ravi Shankar continue encore aujourd’hui de faire des tournées de musique classique, accompagné de sa fille.
Celle ci, après avoir sorti quelques albums de compositions écrites par son père, se lance à son tour dans la composition avec « Rise ».
Le sitar est omniprésent, mais accompagné d’instruments plus modernes (synthé, basse…) ou mixé avec des sons inattendus (didgeridoo, violoncelle, percussions vocales…).
En effet, loin des compositions de 20 minutes traditionnelles, Anoushka Shankar a voulu mixer ses racines et la musique d’aujourd’hui.
« Prayer In Passing », un morceau calme, qui évoque l’exotisme d’un lever de soleil en Inde. Un duo sitar/piano rejoint au fur et à mesure par des percussions et des flûtes.
« Red Sun », beaucoup plus rythmé, a la fois par des percussions tradtionnelles et des percussions vocales, constituées d’onomatopées. très vivifiant.
« Mahadeva », dans la lignée de « Red Sun », est une chant pour le dieu de la guerre hindou, Mahadeva. Les percussions traditionelles indiennes sont rejoint par une batterie frénétique, le tout sur un choeur mâle menaçant.
« Naked », plus traditionnel, est un solo de sitar, avec toute les vertus qu’à cet instrument : apaisant et onirique.
« Solea », morceau calme aussi, débute au piano, avec une ambiance assez sombre, éclairée par le sitar. S’incrit très bien dans la continuité de « Naked ».
« Beloved », apparition d’une chanteuse Hindi, superbe mélodie, accompagnée à la flûte, aux nappes de synthétiseurs, au duo basse/batterie.
« Sinister Grains », un chant, un sitar, des flûtes indiennes, un didgeridoo et un rythme entrainant: un des meilleurs morceaux de l’album, qui symbolise bien la fusion orient/occident.
« Voice Of the Moon », une superbe composition sitar/violon à l’occidentale, un air qui reste dans la tête. Le violon ajoute un côté mélancolique très émouvant.
« Ancient Love » termine l’album en douceur, évoquant le crépuscule, avec su sitar sur fond de bruitages simulant le vent. Fin d’un beau voyage.

Un superbe album, à recommander à ceux qui veulent découvrir la musique traditionnelle indienne, ou tout simplement comme musique pour se détendre.

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