Peter Doherty de retour à l’Aéronef avec son groupe, son chien, ses fanzines, son chapeau… son style quoi !
C’est assez surprenant d’arriver à l’Aéro très tôt, une dizaine de minutes après l’ouverture des portes, de voir Peter Doherty devant les crash, parler avec les fans déjà là, vendre des fanzines, repartir, revenir se balader. C’est Peter Doherty, il fait ce qu’il veut. Comme par exemple, 10 minutes avant le début du show, alors qu’il y a déjà 2 première parties de programmées, il fait installer un clavier pour l’artiste lilloise Nox, qui ne savait pas quelques minutes avant qu’elle allait faire la première première partie de Peter Doherty. C’est rock n roll.
Nox
Charles Bueller
Charles Bueller, seul avec sa guitare acoustique, installe une atmosphère douce et mélancolique. Son registre évoque par moments Father John Misty — une folk élégante et un brin désenchantée, portée par une voix posée. Un set intimiste qui tranche avec ce qui suivra.
Luvcat
Luvcat, c’est Sophie Morgan Howarth, Liverpudlienne élevée au son de The Cure, Nick Cave et Leonard Cohen. Son projet solo, lancé en 2023 sous ce nom emprunté au titre des Cure, mêle rock alternatif et cabaret sombre avec une théâtralité assumée. Album Vicious Delicious sorti en octobre 2025, passage à Rock en Seine dans la foulée — la trajectoire est rapide. Sur scène à l’Aéronef, accompagnée de son groupe, elle offre un set rock indé avec des airs de cabaret décadent, entre romance gothique et efficacité pop. Assez sympa, et une artiste à surveiller.
La setlist :
Matador
Vampire At The Beach
He’s My Man
Alchemy
Electric Chair
Dinner @ Brasserie Zédel
Peter Doherty
Peter Doherty, c’est une légende vivante du rock anglais — Libertines, Babyshambles, une carrière solo, une vie qui a autant fait parler que la musique. Ce soir à l’Aéronef, il débarque avec son groupe : Mark Neary à la basse et à la pedal steel, Mike Joyce à la batterie, Jack Jones et Mike Moore aux guitares, Katia deVidas aux claviers. Et son chien, qui monte sur scène en cours de set comme si c’était prévu.
Le show est ce qu’il est : chaotique, attachant, imprévisible. Doherty chante mains dans les poches, sourit, s’égare, revient. La setlist est généreuse — vingt titres, dont une reprise de How Soon Is Now ? des Smiths en guise de clin d’œil. Le public de fans conquis d’avance ne demande pas autre chose. Une soirée qui tient plus du happening que du concert rodé — ce qui, pour Peter Doherty, est probablement le plus beau des compliments.
La setlist :
Last of the English Roses
The Fantasy Life of Poetry & Crime
I Don’t Love Anyone (But You’re Not Just Anyone)
Felt Better Alive
Ed Belly
The Epidemiologist
I Am the Rain
Pot of Gold
Baron’s Claw
Salome
Uncle Brian’s Abattoir
Calvados
Kolly Kibber
Ride Into the Sun
Stade Océan
How Soon Is Now?
Who’s Been Having You Over
Time for Heroes
Fuck Forever
À rebours