Chantons en allemand ce soir à l’aéronef avec Einstürzende Neubauten, entre musique expérimentale, bruitiste et industrielle.

 

J’aime bien découvrir de nouveaux trucs, et même si le groupe a plus de 40 ans, j’avais jamais réussi à m’y intéresser sur album. Il faut dire que le chant en allemand, expérimental, c’est pas très chaleureux. Donc pour moi c’était nouveau.
La scène de l’Aéronef est surchargée de bric à brac organisé. Il  a un caddie, des scies circulaires, un bidon industriel… même la batterie est bizarre, les cymbales sont des plaques de métal.
Dans l’histoire du groupe, leur musique est née d’un manque de moyens, ils ont fait des sons avec ce qu’ils trouvaient, et pas mal de rage. 40 ans après, la démarche n’est plus la même, mais c’est unique : peu de groupes voient leur chanteur prendre une poignée de petite barres métalliques pour les laisser tomber une à une, produisant des sons. Ou leur batteur jouer du caddie arrangé, ou de la scie circulaire aux pinceaux. Y’a de la perceuse à percussion aussi, les tubes en PVC ont l’air presque banal au milieu de tout ça. On dirait un programme de la nuit sur Arte non ?

Le groupe est emmené par Blixa Bargeld, dont je trouve que la voix est mixée beaucoup trop fort, c’est dommage. Il a une voix profonde, inquiétante, et j’aurais aimé comprendre l’allemand mieux que ça pour profiter de leur textes.
Il a une réelle présence scénique, et force le respect lorsqu’il se déchire les cordes vocales sur des cris qui n’ont plus grand chose d’humain.
A la basse, c’est un autre membre fondateur de Einstürzende Neubauten, Alexander Hacke. Aux percussions expérimentales, N.U. Unruh est remplacée exceptionnellement ce soir par un roadie suite à un accident sans gravité. Aux guitares c’est Jochen Arbeit, aux claviers Ash Wednesday, et aux percussions au sens extrêmement large chez Einstürzende Neubauten, c’est Rudolf Moser.

Au final, Einstürzende Neubauten c’est un peu comme l’art contemporain : j’y comprends pas grand chose, ça existe, c’est bien, mais c’est pas pour moi. C’est intéressant à voir, une curiosité.

 

Einstürzende Neubauten à Lille, la setlist :

Wedding
Möbliertes Lied
Nagorny Karabach
Die Befindlichkeit des Landes
Sonnenbarke
Seven Screws
Grazer Damm
Alles in Allem
Zivilisatorisches Missgeschick
How Did I Die?
Sabrina
Ten Grand Goldie
Susej
Taschen
La guillotine de Magritte
Tempelhof

Rappels :
Rampe
Redukt

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