Comment remplir à ras bord un Aéronef ? Facile pour les Fatals Picards en terrain conquis en ce vendredi soir à Lille.
Chose étonnante, je n’avais jamais vu les Fatals Picards en concert – ce n’est pas faute d’avoir eu des occasions. Et j’aurais dû m’y intéresser plus tôt.
Les Fatals Picards, c’est Paul Léger au chant, Laurent Honel à la guitare, Yves Giraud à la basse et Jean-Marc Sauvagnargues à la batterie. Vingt ans de carrière, une représentation à l’Eurovision 2007 avec L’amour à la française, et une réputation de live généreux et décomplexé qui les précède. Ce soir à l’Aéronef complet, ils confirment tout ça : une belle complicité avec le public, une énergie qui déborde, de celle qui fait commencer un concert cinq minutes en avance avec Le Combat Ordinaire, des textes qui ont fait leur renommée, et un humour omniprésent.
Même s’ils ont chargé Genesis.
Alors là, non.
Déjà parce que bon, c’est un peu facile et ca fait 30 ans que ça l’est, et que s’aligner sur des pratiques des tabloïds, y’a plus consistant en terme de prise de position. Mais ils ont davantage chargé Shaka Ponk, ce qui est nettement plus osé mais bienvenu dans le paysage morbide du rock français – même si le public préférait qu’on s’attaque à Phil Collins.
La setlist de dix-huit titres fait la part belle aux classiques – La Sécurité de l’Emploi, Mon Père Était Tellement de Gauche, Angela, Punks au Liechtenstein en clôture. Le public lillois, en terrain conquis, n’a pas lâché une seconde.
Les Fatals Picards à Lille : la setlist
Le combat ordinaire
Sucer des cailloux
L’amour à la française
Le retour à la Terre
La nouille à l’air
La sécurité de l’emploi
Morflé
Mon père était tellement de gauche
De l’amour à revendre
Les playmobils complotistes
Bernard Lavilliers
À la vie, à l’armor
Angela
La prophétie des Vosges
Fils de P.
Dans un ciel de 1er mai
Noir(s)
Punks au Liechtenstein