Enfin ! L’Aéronef retrouve (presque) un fonctionnement normal… il y a bien encore des flèches par terre et des masques sur nos têtes, mais c’est le retour de la grande scène, avec ce soit Amenra pour du doom-métal acoustique. Vous aimez les oxymores ?

La première partie est assurée par The Devil’s Trade, ou du moins par le leader de The Devil’s Trade Dávid Makó. Le public n’a pas fait honneur au talent de ce gars, préférant arriver timidement quand vient le tour d’Amenra, et c’est dommage. Il a une superbe voix et une puissance impresionnante. A un mètre du micro on l’entends comme si il etait juste devant. Il a commencé en chantant à travers la membrane de son banjo. Le reste du temps il s’est accompagné a la guitare folk à la tonalité délicieusement grave. Il s’inspire des chants traditionnels hongrois pour créer une dark folk de qualité. Pas très joyeuse, mais de qualité.

On reste dans le « mais qu’est-ce qu’on se marre » avec Amenra. Eux se sont carrément dit « viens on fait comme si les concerts avaient pas repris et on joue entre nous ». Assis en rond, avec la moitié du groupe tournant le dos à la salle et cachant l’autre moitié, c’est… bon… moyennement engageant. Leur musique pour le moins austère n’aide pas. Je pense que j’en aurais plus profité si j’avais pas eu l’impression d’assister à une répet’ filmée sur facebook en mode confinement. D’autant plus dommage que leur musique a la beauté de la lenteur.

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