Anathema, Cloverseeds et Petter Carlsen @ Lille 19 février 2011

Un concert de dernière minute pour moi, avec Anathema, Cloverseeds et Petter Carlsens au Splendid. L’occasion de faire le premier compte rendu de concert sur ubikwit.net maintenant en partenariat avec Scènes du Nord, un collectif de photographes de la région, vous pourrez retrouver mes photos ainsi que celle de plein d’autres photographes sur www.scenesdunord.fr

Je connaissais Anathema principalement avec leur album de 2003, « A Naturel Disaster », mélange de métal, de symphonique et de prog. Après pas mal de problèmes, notamment l’absence du soutien d’une maison de disques, le groupe a enfin sorti « We’re Here Because We’re Here » fin 2010, album produit par le génial Steven Wilson.
Grâce à Scène du Nord et Lilou B. (que je remercie au passage !) j’ai pu assister « à l’arrache » à ce concert, sans connaître le dernier album. Je l’ai écouté une ou deux fois samedi, histoire de me mettre dans le bain, et le moins qu’on puisse dire, c’est que le groupe a encore changé. Historiquement, Anathema était un groupe de death/doom métal, qui a viré dans le métal symphonique, le métal progressif….et avec leur dernier album… je ne saurais aps trop définir, du rock progressif a base de claviers, les guitares passent (malheureusement) au second plan sur « We’re Here because We’re Here », donc un album plus « ennuyeux » et moins inventif à mes oreilles.

Le groupe a deux premières parties. Tout d’abord le norvégien Petter Carlsen, une belle voix, une guitare, des effets, et c’est tout. Je n’ai malheureusement pas pu entendre grand chose de lui, sa partie ayant commencé avant l’heure annoncée pour le début du concert. Mais c’était assez sympathique, je vous invite à aller faire un tour sur son myspace : Petter Carlsen
Cloverseeds vient ensuite, un groupe beaucoup plus bruyant que Petter Carlsen, dans un registre plus death-metal-prog histoire de situer. Le mieux est d’aller se faire les oreilles sur leur myspace : Cloverseeds

Puis c’est le tour d’Anathema. Le public est venu en très grand nombre, le Splendid était pas loin d’être plein. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Anathema a su se fédérer un public de fidèles.
Aujourd’hui le groupe est composé des frères Cavanagh, Vincent au chant et à la guitare, Danny à la guitare, et au chant sur quelques titres, et enfin Jamie à la basse. Les trois frères occupent de front le devant de la scène, tandis que tout au fond il y a Les Smith au claviers et John Douglas à la batterie. Enfin, la sœur de ce dernier, Lee Helen assure les chœurs.
Le groupe a commencé par jouer intégralement leur dernier album, et malheureusement j’y reste plutôt hermétique. A part un ou deux titres pas mal (notamment la plage de fin Hindsight, une vraie pépite), le reste de l’album est un peu trop dominé par les claviers à mon goût, dans ce registre je préfère IQ par exemple.
Le public lui semble apprécier, il faut dire que le groupe a su se les mettre dans la poche. Rien qu’avec le personnage de Vincent, une caricature de star du rock à lui tout seul – blouson en cuir malgré la chaleur du Splendid, cheveux à la Edward aux mains d’argent, poses de circonstances – on sait qu’on n’est plus dans le groupe simple, direct, qui ne se prend pas la tête, pas sérieux etc, mais plus dans « Le Groupe de Rock » avec ses fans, ses groupies etc.
Cependant lorsque Vincent, après une heure de concert, annonce qu’ils vont jouer d’anciens titres, le public rugit. Ce n’est plus le même concert, les claviers se font plus discret et Danny est clairement le leader maintenant. C’est assez étonnant.

Ne connaissant pas la plupart des titres, j’ai tout de même beaucoup plus apprécié la seconde moitié, le climax étant pour moi un morceau de Danny seul à la guitare acoustique, puis un second ou il est rejoint par l’incroyable Lee Helen, qui a une voix magnifique, un tremolo mesuré, et un timbre cristallin. Un grand moment, ou la simplicité de la mélodie et le chant à l’unisson provoque beaucoup plus d’émotions que le reste, à mes oreilles bien sur. Ils enchaînement d’ailleurs, sur le fantastique « A Natural Disaster » Helen toujours au chant.

Après deux heures et demi de concert ou Anathema se donne à fond, ayant revisité leurs anciens albums et joué intégralement leur dernier, le concert s’achève. Les fans sont ravis, c’était intense et le groupe n’est pas avare de musique et on voit vraiment la complicité qui règne entre eux et leur public. Mais je sais maintenant que ce n’est pas vraiment pour moi, je n’accroche pas assez…

Anathema : la Setlist

Thin Air
Summernight Horizon
Dreaming Light
Angels Walk Among Us
Presence
A Simple Mistake
Get Off, Get Out
Universal
Hindsight
Deep
Pitiless
Forgotten Hopes
Destiny Is Dead
Pressure
Release
One Last Goodbye
Judgement
Temporary Peace
Flying
Are You There?
Parisienne Moonlight
A Natural Disaster
Closer

Rappels:
Shroud of False
Fragile Dreams

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