Soirée blues rock au Splendid avec la superstar américaine Samantha Fish et la découverte des tonitruants anglais du Zac Schulze Gang
The Zac Schulze Gang
Je n’étais pas près pour le Zac Schulze Gang, il faut être honnête. Le blues n’est pas le genre où l’on s’attend à être surpris, on attends plus une belle exécution autour de gammes blues à la guitare. Et Zac Schulze déboule sur scène, saute partout, grimace, sort des riffs de fou de sa guitare pendant que le colosse Ant Greenwell a réglé le volume de sa basse sur 11, histoire de groover FORT.
OK donc en fait ça joue.
Ils jouent un blue-rock dans la veine de Dr. Feelgood, dont ils font une reprise d’ailleurs. Un groupe de scène assurément, j’ai écouté leur dernier album, certains titres m’ont refroidi avec une production « teenager pop rock nnées 2000 » sur un ou deux titres, mais sinon c’est du tout bon. Mais il existe un live dispo en streaming « Live and Loud » et c’est beaucoup plus intéressant, c’est l’énergie ressentie ce soir au Splendid.
Quel set… c’est très dangereux de programmer un groupe pareil en première partie, leur énergie, leur appétit de la scène peut faire de l’ombre ! Hâte de les revoir.
Samantha Fish
Enfin ! Ca faisait longtemps que je voulais la voir, je l’ai découverte avec son album « Black Wind Howling » en 2015, et surtout « Chills and Fever » en 2017. Elle devait venir dans le coin, puis ça a été annulé, covid, pas covid, période compliquée. Et enfin ça y est, Samantha Fish est au Splendid. La guitariste de Kansas City, qui fait beaucoup parler d’elle avec son style glamour rock et son jeu de guitare explosif à la cigar box électrique.
J’avais particulièrement aimé son album « Faster « en 2021, audacieux, à l’image de sa pochette d’ailleurs. Samantha s’aventurait sur des mélanges entre le blues et le hip hop, et quelle énergie ! Le suivant « Kill of Be Kind » était dans la même veine, mais son dernier « Paper Doll » m’a moins accroché, et c’était en toute logique l’album mis en avant ce soir.
Sur scène Samantha est devant, au pied de micro, éclairée, ses musiciens sont en fond de scène. On sait qui est la star, pas de doutes. Sur les premiers titres, on oublies pas encore complètement le Zac Schulze Gang, même si la présence sur scène de la blonde qui fait rugir sa SG est indéniable. Elle a son style bien à elle et on sent l’expérience de la scène.
Elle sera la plupart du temps sur sa Gibson SG blanche, mais sur un titre, l’excellent « Bulletproof », la cigar box est de sortie.
On retiendra un magnifique « Fortune Teller » avec son ambiance mystérieuse, son duo clavier guitare, qui sera pour moi le meilleur moment de ce concert.
Sur le final « Bicth on the Run », ça manquait de guitare donc elle a fair revenir le birthday boy du jour pour l’accompagner, M. Zac Schulze toujours aussi en forme. SG vs Telecaster, 10 minutes idéales pour conclure un set fiévreux à souhaits.
La guitar-heroine n’a pas déçu et est à la hauteur de sa réputation. Une discographie solide, une bosseuse qui maîtrise la 6 cordes, et elle assure le show avec simplicité et chaleur. Et e plus, on a découvert le Zac Schulze Gang, un bon lundi soir quoi.