Première fois au Black Lab – il était temps – pour découvrir Sarab sur scène : la fusion du jazz au post punk en passant par la poésie orientale, un mélange des plus savoureux !
Sar?b est né de la rencontre entre la chanteuse franco-syrienne Climène Zarkan et le guitariste Baptiste Ferrandis, entourés par Thibault Gomez aux synthés anaologiques, Paul Berne à la batterie et Timothée Robert à la basse.
Ils viennent de sortir leur 3ème album « Mit Warde », qui s’éloigne un peu du son jazzy de leur précédent album enregistré avec Robinson Khoury au trombone (et un Alain Damasio en roue libre sur « Nahnu Haraq »). Cette fois le son est plus agressif, le chant de Climène se fait autotuné par Thibault sur scène, le paroles sont très chargées politiquement (Cease Fire Now) et autant le dire d’emblée : quelle claque scénique.
A la guitare, Baptiste triture les sons, s’aventure sur des gammes orientales, il a une superbe créativité dans son jeu, héritage du jazz sans doute. En fond de scène, Paul et Timothée assurent une base rythmique impeccable, et suivent l’ambiance des morceaux qui peuvent passer de la poésie au métal.
Sur la droite de la scène, derrière des claviers imposants, Thibault complète la guitare avec un son très présent, et à l’cocasion autotune le chant de Climène. Je suis assez peu client de cette tendance, question de génération peut-être, mais j’ai trouvé une certaine élégance à la voix dérivée, déléguée au clavier.
Climène justement est au centre de la scène, et son chant versatile est fascinant. Elle commence au porte voix, revendicative, parfois douce, parfois rageuse, parfois virevoltante autotunée. Elle a une présence indéniable, et quelle alchimie au sein de ce groupe.
Un groupe à voir et à revoir sur scène, sinon à écouter fort sur les enceintes. Mais sur scène, vraiment… ca va finir dans mon top 3 de 2026 ça.
Un grand merci à Mélodie et Julie pour le pass photo, ainsi qu’à Marie chez Attacafa.