Fin de saison à l’Aéronef, avec le trio de synthpop Nation OF Language en tête d’affiche, et surtout, les très attendus TVOD, post punk bien énergique.
TVOD
TVOD ouvre la soirée avec un post-punk nerveux et décapant, quelque part dans la veine des Viagra Boys – même énergie brute, même goût pour la provocation sonore. Quelques écoutes avant le concert m’avaient mis en appétit, et le set confirme : c’est intéressant, frontal, direct. Par contre le public venu pour Nation Of Language, dans une vibe beaucoup moins punk, était un peu perplexe et il n’y avait pas l’ambiance digne de TVOD dans la fosse. TVOD méritait une tête d’affiche, et une chose est sure, on les reverra dans le coin, c’est obligé.
Nation of Language
Nation of Language, c’est Ian Richard Devaney au chant et aux synthés, Alex MacKay à la basse et Aidan Noell aux claviers – un trio new-yorkais sans batterie, dont le son synthpop dark wave évoque New Order ou Interpol. Devaney est omniprésent sur scène, et son énergie compense l’absence de section rythmique live. Le public, largement fan et conquis d’avance, a réservé un accueil bien Lillois. Pas forcément mon registre – je venais clairement pour TVOD – mais la qualité des compositions et la cohérence de l’univers sont indéniables.