Le Temps d’une Lune, c’est déjà fini, mais on termine en beauté avec les Harmattan Brothers, et, 12 ans après l’avoir découvert sur son album Nomad, l’empereur du desert blues, Bombino !
Harmattan Brothers
Superbe découverte que celle des Harmattan Brothers. Le trio étonnant allie guitare (Léo Rathier), kora (Drissa Kini) et trompette (Dorian Baste) et oscille entre les styles, du jazz à l musique mandingue, la folk, l’experimental. Avec eux, la vie est belle, et entre Leo qui nous explique pourquoi un de leur titre parle des vaches, et Drissi qui ponctue chaque prise de parole par un « bisous », on a le sourire aux lèvres.
Un groupe lillois à suivre de très près, déjà parce que j’ai pas pu prendre le vinyl ce soir, et faut les voir sur scène de toutes façons.
Bombino
Pendant le changement de plateau, Bombino, en tenue, monte sur scène pour faire ses règlages. Glisses quelques arpèges sur la guitare acoustique. S’approche du micro. IL n’est toujours pas éclairé, on ne le sait pas encore, mais le concert à commencé. En toute simplicité, en hors d’oeuvre, Bombino à la guitare acoustique, c’est un délice. L’homme est peu bavard, austère même, mais quelle sensibilité dans son jeu.
Son groupe entre aussi sur scène, en tenues colorés. Une guitare électrique rythmique, une basse, et une batterie. Cette dernière est caractéristique du son bombino, avec un jeu très roots.
Bombino passe à l’électrique, une magnifique Cort aux cordes tout juste changées. Son jeu est acrobatique, emprunte des gammes qui sont propre au desert blues, qui sonnent parfois fausses, mais c’est ce qui est beau. Le public a beau être pas aussi nombreux que ce à quoi je m’attendais, c’était le public du Temps d’une Lune, soit, le meilleur : en admiration, en participation, en enthousiasme, en respect. Dès fois on prend plaisir juste à faire partie d’une foule qui aime la même chose que nous.
Bombino est assez fermé, aucun échange avec le public entre les morceaux, pas de présentation des musiciens : c’est dans son art qu’il s’exprime, mais aussi, à la toute fin du concert, avec des longs remerciements sincères. Il avait tout gardé pour ce moment.
Un grand merci à Attacafa d’organiser le plus beau festival de l’agglomération lilloise, et un merci particulier à Marie pour les pass photo !