Mélange surprenant ce soir, avec The Surfragettes et leur surf rock vintage en première partie de Little Barrie, du garage-blues-rock anglais qui lorgne sur le psyché.

The Surfrajettes

Je dois avouer que j’ai un faible pour le surf rock. C’est un peu redondant, mais je sais pas, c’est… tranquille. J’écoutais de temps en temps Messer Chups, mais quand j’ai vu la première partie de Little Barrie, les Surfragettes, j’ai validé de suite. Et encore plus une vois vues sur scène.
Les 4 canadiennes jouent à fond le côté vintage, en bottes blanches et robes sixties, coiffures d’époque. Au guitares, elles sont deux : Nicole Damoff à la strato rose, et Shermy Freeman à la Creston style jaguar (avec des paillettes). A la basse, c’est Abby Jo Powell. Et, at last but not least, à la batterie, surqualifiée pour le job, c’est l’explosive Annie Lillis.

Elles ont trois albums à leur actif, Roller Fink en 2022, Easy as Pie en 2024 et sorti ces dernière semaines, un live qui tourne tranquillou sur la platine.
Un excellent set, si on aime le genre bien sur.

The Surfrajettes à Lille : la setlist

Party line / Couch surfing
Hockey Night
Clam Chowder
El Condor Pasa
Mrs Moto
Roller Fink
Banshee Bop
Double Reverb
Toasted Western
Spice up your life
Toxic / Satan’s Holiday
Paint it black / Pipeline

 

Little Barrie

Je connaissais un peu Little Barrie, pour aoir été le groupe où officiait le regretté fils de Steve Howe (guitariste de Yes), et pour avoir entendu 63 fois le générique bizarre de la meilleure série de tout les temps, Better Call Saul. Et oui, ce riff étrange coupé en plein milieu, c’est Little Barrie.

C’est donc un trio, emmené par Barrie Cadogan, guitariste inspiré, notamment sur une Gibson Les Paul Gold Top. A la basse, c’est Lewis Wharton, et à la batterie, c’est Tony Coote.

J’ai eu du mal à entrer dans leur set, qui contrastaient pas mal avec le style des Surfragettes. Mais peu à peu, une ambiance s’est installée et on adhère au rock moite du trio, et surtout aux riffs inspirés de Barrie. L’avant-dernier morceau, Luggin’ Hurt, est un tour de force, avec une section rythmique entêtante et un final brillant.

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