Teto Preto à enflammé le club de l’Aéronef. C’était très chaud ce soir, et pas qu’à cause de leur tenues : leur electro punk fait des ravages !
Teto Preto est un collectif queer en provenance du Brésil, où ils militent au travers de leur musique pour les droits des personnes LGBT. Laura Diaz emmène le groupe dans une tenue qui ne laisse pas grand-chose à l’imagination – leurs costumes de scène pourraient sortir d’une version pirate de Mad Max. Derrière elle, un danseur et une performeuse drag en lingerie. Les chorégraphies sont tantôt martiales, tantôt sensuelles, mais toujours énergiques.
En fond de scène, ceux qui font le petit plus qui fait tout : Matheus Câmara aux programmations et occasionnellement à la guitare électrique – mes passages préférés, forcément – et William Bica aux percussions, électroniques comme acoustiques, donnent une vraie consistance au son de Teto Preto. Sans eux, le show visuel resterait en surface ; avec eux, c’est un vrai concert.
Douze titres au programme, dont » Gasolina » en clôture qui a mis le feu au club. Le public de l’Aéronef, dense et acquis, a joué le jeu à fond – difficile de rester immobile sur ce type de set. Un concert qui bouscule les conventions autant qu’il réjouit, et c’est exactement son propos.
Teto Preto à l’Aéronef : la setlist
Intro
Calma
A Tua Onda
Fala
PSTVA
A Cor Do Inimigo
Queda Pro Alto
Piloto
Pedra Preta
My Money
TCNTL
Gasolina
King Kami
En after, King Kami, elle aussi d’origine brésilienne, a pris les platines pour un DJ set consacré aux chansons populaires du nord du Brésil. Un prolongement naturel et cohérent de la soirée, pour ceux qui voulaient continuer à danser.