Soirée jazz au Nouveau Siècle avec le maître de la trompette actuel, toutes catégories confondues : Wynton Marsalis. Ce soir il est accompagné de son big band pour un voyage dans ses innombrables compositions.

Le jazz, j’aime m’y intéresser, mais j’ai souvent du mal à prendre du plaisir en l’écoutant, j’ai toujours l’impression qu’il me manque les clefs pour comprendre la musique. C’est pour ça que le jazz « New Orleans » me plait bien, c’est plus direct, plus festif, ça vient de la rue plutôt que des conservatoires.

Ca doit faire une dizaine d’années que j’ai un album de Wynton Marsalis où il rendait hommage à Jelly Roll Morton avec un album sobrement intitulé « Mr Jelly Lord ». Et j’adore cet album, justement très « Nola ».
Mais Wynton Marsalis, 59 ans, a sorti à l’heure ou j’écris ce compte rendu, 126 albums. Du jazz en solo, en septet, en big band, pour enfant… Mais aussi des symphonies. Des ballets. Un oratorio. En 1997 il s’est même payé le luxe de gagner deux grammy awards, un en jazz et un en musique classique. Il est accessoirement professeur à la prestigieuse Julliard School de New York. Bref le bonhomme est occupé.

C’est avec une classe inimitable que Wynton Marsalis et son big band sont entrés sur scène, tous vêtus de costumes bleus sombres. Il y a des noirs, des blancs, des vétérans, des petits jeunes… et une femme !
Wynton Marsalis est très attaché à la France, il est notamment parrain du festival jazz de Marciac depuis 1991, et surtout, il a découvert la trompette grâce à un vinyl du trompettiste classique Maurice André.
Et la France lui rends bien son amour comme en témoigne l’accueil tonitruant du public lorsque le groupe est entré sur scène.

Pendant une heure et demie, le big band a montré l’étendue de sa virtuosité : chacun a droit a un ou plusieurs soli, en se levant à tour de rôle.
Le répertoire de Wynton Marsalis est tellement varié que certains morceaux m’accrochent plus que d’autres, et je dois dire que ce que j’ai préféré, ce sont les rappels, où Wynton est revenu d’abord accompagné de son pianiste, ensuite avec contrebasse, batterie, un seul saxophone et une clarinette : j’ai plus apprécié la qualité de chaque instrument, plus mélodique que lors d’un solo au sein d’un big band, à mes oreilles non éduquées au jazz tout du moins.

C’était une expérience à renouveler en tout cas, si l’occasion se présente.

Wynton Marsalis au Nouveau Siècle : composition du big band

Wynton Marsalis : Trompette
Marcus Printup : Trompette
Kenny Rampton : Trompette
Ryan Kisor : Trompette
Chris Crenshaw : Trombone
Vincent Gardner : Trombone
Elliot Mason : Trombone
Sherman Irby : Saxophone alto et soprano, clarinette, flûte
Victor Goines : Saxophone ténor et soprano, clarinette, clarinette basse
Paul Nedzela : Sax baryton, clarinette basse
Alexa Tarantino : Saxophone alto
Walter Blanding : Saxophone ténor et soprano, clarinette
Dan Nimmer : Piano
Carlos Henriquez : Basse
Obed Calvaire : Batterie

Un grand Merci une fois de plus à Danièle, ainsi qu’à Ugo Ponte et à l’ONL pour l’accueil des photographes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.