Double ticket au club de l’Aéro pour un peu de rock indé, millésime londonien avec Honeyglaze, et montréalais avec Cola
Honeyglaze
Honeyglaze est un trio formé pendant le confinement en 2020, emmené par la guitariste-chanteuse Anouska Sokolow, le bassiste Tim Curtis et Yuri Shibuichi à la batterie. Leur musique est très classe – le style d’Anouska est intéressant, elle oscille entre un chant de gorge très chaud et des passages où elle parle rapidement, en spoken word. À la basse, Tim Curtis joue beaucoup avec les nappes de sons qui tiennent plus du sound design que du jeu de basse classique, en plus du jeu aux doigts. Et à la batterie, Yuri Shibuichi est juste incroyable – baguettes, mailloches, explosions de son, subtilité des cymbales. Il assure et c’est un régal. Une très belle découverte.
Cola
Cola, c’est Tim Darcy au chant et à la guitare, Ben Stidworthy à la basse et Evan Cartwright à la batterie. Le trio montréalais – issu de la scène post-punk canadienne, avec des connexions notamment vers Ought – propose un rock indé anguleux et minimaliste, très référencé années 80 new-wave. Techniquement c’est propre, le groupe est soudé et Evan Cartwright à la batterie assure. Mais à mes oreilles ça ressemble à trop d’autres groupes du même registre – une froideur un peu distante qui ne m’a pas accroché. Le genre a ses amateurs, et ils étaient présents ce soir, c’est ce qui compte.