Les phénomènes du rock français Last Train ont tout donné pour leur public venu remplir l’Aéronef à ras-bord.
Sons
Avant Last Train, Le groupe flamand Sons ouvre la soirée avec un post-punk direct et sans fioritures. Malheureusement, des problèmes techniques en début de set ont perturbé leur entrée en matière et mis quelques bâtons dans les roues d’une première partie qui méritait mieux. Pas vraiment mon registre, mais l’énergie était là quand les conditions ont fini par le permettre, et le public a apprécié.
Do My Thing
I Need a Gun
Naughty
Family Dinner
Sweet Boy
Ricochet
Waiting on My Own
All Gold
Somehow
Last Train
Quatre amis d’enfance d’Alsace ( Jean-Noël Scherrer au chant et à la guitare, Julien Peultier à la seconde guitare, Timothée Gerard à la basse et Antoine Baschung à la batterie ) qui ont fondé Last Train au collège en 2007 et qui remplissent aujourd’hui l’Aéronef sans forcer. La success-story rock française indépendante par excellence : pas de major, pas de com’ tapageuse, juste une fanbase fidèle construite concert après concert, plus de 550 dates au compteur.
Ce soir, l’Aéronef est plein et chaud dès les premières notes. Le public, jeune et acquis d’avance, connaît chaque parole, chaque dynamique, chaque silence. Last Train joue là-dessus avec une intelligence scénique certaine : les ruptures, les montées, les explosions sonores qui ont fait leur réputation depuis Fire en 2014 sont toujours aussi efficaces en live. Jean-Noël Scherrer est un frontman sobre mais habité, qui laisse la musique parler plutôt que de jouer au rockstar. Le son est puissant, les guitares tranchantes, la section rythmique implacable, le tout sur une scénographie très monochrome.
La setlist pioche dans toute la discographie — Disappointed, Fire, Tired Since 1994, This Is Me Trying — avec un rappel en trois titres qui se conclut sur The Big Picture, leur morceau le plus ambitieux, issu de l’album du même nom. Une soirée pour les fans, par un groupe qui sait exactement ce qu’il est et ce qu’il fait. Pas de fioriture, pas de posture — juste du rock bien fait, et ça marche.
Disappointed
The Plan
On Our Knees
One By One
All to Blame
I Hate You
Fire
Medley
Tired Since 1994
Revenge
This Is Me Trying
Rappels:
Home
Way Out
The Big Picture