Chaude ambiance au club du Grand Mix avec en tête d’affiche des Harlem Gospel Travellers et en première partie, la toujours captivante Célia Wa
Célia Wa
Avant les Harlem Gospel Travellers, je retrouve Célia Wa. Je l’avais découverte l’année dernière au sein du projet Expéka, et j’attendais sa première partie avec impatience. Née à Paris et élevée en Guadeloupe, elle se classe dans le Karibfutursound. Concrètement, c’est une soul moderne ancrée dans ses racines guadeloupéennes avec le gwo-ka, saupoudrée d’électro et de hip-hop. En plus du chant, elle joue aussi de la flûte traversière. Résultat : son univers prend une couleur unique et immédiatement reconnaissable. Ce soir, Xavier Belin aux claviers et Christophe Négrit aux percussions l’accompagnent. Un trio resserré, mais qui sonne grand.
Au programme, une petite dizaine de titres. L’ambiance est bonne dans le club du Grand Mix. Le set mêle revendication et légèreté avec une aisance naturelle. Pas la folie côté fosse, mais une soirée agréable. En tout cas, une belle confirmation que Célia Wa mérite l’attention quels que soient ses projets. Ce soir, le set a clairement volé la vedette à la tête d’affiche.
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Harlem Gospel Travellers
Les Harlem Gospel Travellers, c’est trois voix : Ifedayo Gatling, Dennis Bailey et George Marage. Eli Reed, directeur musical et guitariste, les encadre en fond de scène. Ensemble, ils jouent un gospel qui se revendique queer — respect de la parole de Dieu, mais aussi respect de soi et des autres. C’est un beau message, et ils l’incarnent avec la générosité d’un groupe américain rodé et carré. Clairement, ils sont habitués à des salles bien plus grandes que le club du Grand Mix.
Malheureusement, le public a mis du temps à se réveiller. Il n’a jamais vraiment rattrapé l’énergie des trois chanteurs — timide jusqu’au bout, comparé à ce qui se passait sur scène. Pourtant, ce n’est pas la faute des Harlem Gospel Travellers. Ils ont tout donné du premier au dernier titre.