Andy McKee @ Lille 10 juin 2011

Andy McKee est américain, originaire du Kansas, et c’est un guitariste hors pair. Fin 2006 il a fait son buzz sur youtube, une performance filmée de « Drifting » a fait le tour du web, lui apportant une reconnaissance, soudaine, mais méritée. Depuis il s’offre des tournées mondiales, avec plusieurs dates en France. De passage à Lille, il a investit seul la grande scène du Splendid.

20h00 au Splendid, un vendredi soir, veille de mariage d’une amie pour moi. Assurant le rôle du photographe officiel le lendemain, je n’étais pas fâché de voir qu’il n’y aurait pas de première partie, pour une fois. Le concert est censé débuter, mais la salle est très loin d’être remplie. Un quart d’heure plus tard, c’est autre chose, et quand le concert commence vers 20h20, on est pas loin d’un Splendid complet. Andy McKee, tout sourire, arrive sur scène, tout seul, tranquille. Derrière lui, 3 guitares sur leur stands. Ici, pas de pédales d’effets, de gros son, de riffs endiablés. Andy McKee est un guitariste acoustique.

Donc vous vous dites déjà « Bof, un concert avec un gars tout seul avec une guitare, ça doit être chiant. » C’est sans compter les talents d’Andy McKee. Son côté humain, tout d’abord: il est simple, a un sourire communicatif, il blague entre chaque morceau, et il n’est pas peu fier d’être un tout jeune papa, en montrant la photo de son fils sur son portable. Il a un certain charisme, un contact facile. Mais aussi, et surtout, il a un talent incroyable.

En guitare, il y a plusieurs styles de jeu, allant du simple jeu en accords, des solis chers au rock, les power chords du métal… et il y a le picking, une façon de jouer les aigus ponctués par les graves qui donnent un rythme à la mélodie. Encore plus tordu, il y a le tapping: les deux mains jouent sur le manche, produisant les notes par la percussion du doigt sur la corde. Andy McKee cumule ces deux styles de jeu, avec, en plus, une façon de jouer des percussion en tapant sur la caisse de la guitare. Vous l’auriez compris, c’est un homme-orchestre.

Et encore je ne vous ai pas encore parlé de la harp-guitar qu’il utilise sur certain morceaux et que vous pouvez voir en photo à côté : il s’agit d’une guitare normale, à 6 cordes, avec un deuxième manche au dessus, qui possède lui aussi 6 cordes, chacune produisant une note de basse.
Donc en faisant le calcul, avec le style de jeu d’Andy, on réalise que le bonhomme est capable, à lui tout seul d’assurer la guitare, la basse et les percussions dans un même morceau.

Donc non, un concert d’Andy McKee n’est pas rébarbatif, au contraire, je n’ai pas vu les deux parties de son set passer. Il a joué des compositions personnelles, avec des inspirations aussi variables que les membres de sa famille, une sortie à la mer, un parc de jeux pour enfants…
Il a aussi joué quelques reprises, de Tear For Fears ou Toto, pour le plus grand plaisir du public qui est venu en connaisseur et qui a fait un triomphe à l’américain en ballade en France, comme ça a été le cas sur toutes les dates de sa tournée comme on peut le foir sur son facebook.
Le bonhomme est même allé jusqu’au mini stand de merchandising pour signer ses CD, toujours avec un sourire sympathique. Les spectateurs sont unanimes : il revient quand il veut !

Andy McKee nous a donné une leçon de guitare, avec un style propre, alliant une technique irréprochable, sans tomber dans le piège d’une démonstration de technique sans âme. Ses compositions aussi bien que ses reprises ont une âme, une sensibilité palpables. Vivement la prochaine.

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