Owen Campbell + Andy McKee @ Lille 29 avril 2016

Une soirée placée sous le signe des prodiges de la guitare, avec un double ticket Andy McKee, le surdoué de la guitare acoustique, et Owen Wilson, le blues à l’australienne, avec un verre à whisky en guise de slide.

Le concert a lieu au club de l’Aéronef, un lieu bien plus intimiste que la grande salle, et qui convient tout à fait au programme de la soirée : deux guitaristes en solo. Par contre, pour les photos, c’est un peu la galère. On ne peut pas tout avoir.

Owen Campbell

Le premier à monter sur scène est Owen Campbell: il vient d’Australie où il a été révélé au grand public après avoir participé à « Australia’s Got Talent ». Avant ça, il s’est baladé sur le globe avec sa guitare, et il a sorti deux albums. J’avais écouté un peu dans l’après midi, c’est sympa, mais j’ai pas accroché plus que ça.
Ce soir il est seul sur scène, et le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai pris une belle claque. Le gars a du charisme, belle gueule, rebelle, à l’aise, un jeu énergique et une voix de caractère qui rappelle parfois Springsteen.
Et surtout, d’excellentes compositions: il joue les trois premiers titres debout, et le reste se fera assis, la guitare sur les genoux, en slide à l’ancienne. Et son set a pris une autre dimension. Campbell maîtrise le style avec brio, s’écartant de la tradition pour se forger son style, on entends les mélanges d’influences, le blues rencontre l’Inde sur « Hindu Blues », flirte avec le folk sur « Sunshine Road ».
Le set m’a paru court, j’aurais bien continué davantage. A découvrir, surtout en solo, les albums me paraissent surproduits à mon goût: en live, c’est direct, c’est roots, et ça le fait.

Andy McKee

Andy McKee, je l’avais découvert il y a quelques années au Splendid. Phénomène sur youtube de par son jeu incroyable (54 millions de vues pour « Drifting » à ce jour), il est régulièrement en tournée dans le monde entier.
Toujours aussi souriant, il prend la relève une vingtaine de minutes plus tard. En tout décontraction, le bonhomme fait sonner sa guitare comme peu savent le faire, avec facilité et humilité. C’est simple: on le voit sur scène, on a l’impression que c’est un pote. Un pote terriblement doué. Il a fédéré son public, connaisseur, avec un set entièrement instrumental, sans qu’on s’ennuie pour autant.

Excellente soirée avec deux guitaristes exceptionnels, chacun dans leur style. Confirmation pour Andy McKee, même si j’aimerai entendre de nouveaux morceaux, et révélation avec Owen Campbell, il faut qu’il sorte un live pour retrouver l’énergie qu’il a donné ce soir.

Merci à Danièle pour l’accréditation de dernière minute !

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