Pur produit du street-blues de Louisiane, Robert Finley était de passage au Grand Mix pour un good’ol set blues soul
Red Banjo
Red Banjo est le projet de JB Hoste, multi-instrumentiste lillois. Le crooner de la rue Royale s’est entouré de Mathis Heyman au piano et à la basse, et Julien Biget à la guitare électrique — ultra classe. Ils ont joué un set très sympa, des compositions personnelles de JB Hoste qui ont une vraie âme, magnifiées par quelques solos de Julien Biget, avec ou sans bottleneck mais toujours avec goût. Un son roots et intime, taillé pour les petites salles, qui réchauffe bien une salle avant un headliner américain. Et franchement, pour une première partie, c’est le genre de découverte qui justifie à elle seule de se pointer tôt à Tourcoing. Une très belle surprise avant Robert Finley.
Robert Finley
Robert Finley a commencé sa carrière pro sur le tard, en 2016, après avoir été repéré par une association de soutien aux musiciens de blues vieillissants. Nourri par le gospel et le blues de Louisiane, il s’associe ensuite avec Dan Auerbach des Black Keys — toujours dans les bons coups, celui-là — et aujourd’hui il en est à son 5ème album. Une trajectoire atypique pour un artiste qui a visiblement rattrapé le temps perdu avec une énergie communicative.
Sur scène c’est un show à l’américaine, avec le groupe qui démarre un shuffle pour l’introduire devant un public d’abord timide. Non-voyant, tout sourire, il entre guidé par sa choriste. Son groupe est nerveux et énergique, il le faut pour soutenir un Robert Finley qui donne tout sur scène. Le Grand Mix était complet ou peu s’en fallait, et la salle a fini par entrer dans le concert et accueillir comme il se devait le bluesman pour le début de sa tournée française.
Une tournée qui voyait la grande Leyla McCalla assurer les premières parties sur les autres dates. Dix ans que j’attends de la voir sur scène, et c’est manqué de peu…. je vais encore patienter.