Peter Gabriel @ Paris 22 mars 2010

119€ la place. « C’est hors de prix » me direz vous. Je me disais la même chose. Etant un admirateur de Peter Gabriel, je ne pouvais manquer ce concert si particulier, même si ça faisait carrément mal au compte en banque. De retour de Bercy, je ne regrette rien. Une grande soirée, avec un grand orchestre, et surtout, un grand artiste.

Peter Gabriel a sorti en ce début d’année un projet qu’il faisait mijoter depuis quelques années – c’est une habitude chez lui. Le concept est simple: il reprend à sa manière des titres d’autres artistes,et s’ils le veulent, ceux ci reprennent à leur tour une chanson de Peter. Original comme concept. Mais Peter Gabriel, secondé par l’arrangeur John Metcallfe, est allé encore plus loin. Il s’est donné un gage: il fait un album entier de reprises, mais sans batterie, sans clavier, sans guitares. Uniquement orchestre philharmonique. Ce bonhomme aime les défis.
Ca donne un album calme, limite introspectif, avec des interprétations très soignées, tout en étant imprégnées de la personnalité de Peter. Il a reçu un accueil triomphal de la part des critiques et du public, bien que tout les titres ne soient pas forcément facile d’accès de prime abord.

Et le voilà tout naturellement parti sur la route. Il y a très peu de dates : une à Paris, deux à Berlin, Londres, Montréal, New York et une a Los Angeles pour terminer.
Bercy est donc la première « vraie » date de la tournée. Comme d’habitude, l’arène est pleine à craquer. Ayant réussi à obtenir un pass photo grâce au département presse chez EMI – que je ne remercierai jamais assez – j’attends avec la presse avant d’entrer devant la scène via les coulisses où on croise des visages connus comme Daby Touré, Mélanie Gabriel ou encore un gars, la soixantaine, bedonnant et bouc blanc… Lorsque l’armée des photographes arrive devant la scène, Ane Brun, la première partie, termine son échauffement avec deux titres interprétés à la guitare. Une voix atypique, puissante, que je n’aime pas personnellement mais qui est indéniablement remarquable.
L’orchestre prend rapidement place et Peter Gabriel entre sur scène, à quelques mètres de moi, ovationné par Bercy. Il est accompagné sur scène par le jeune chef d’orchestre Ben Foster sur son promontoire, Andy Crowley au piano à queue, et rien de moins que l’orchestre philharmonique de Radio France au grand complet, avec cordes, cuivres et même percussions…
Je suis déjà impressionné avant même qu’ils commencent à jouer: déjà, c’est pas n’importe qui sur scène, et autant de musiciens…ça en jette ! Moi qui n’ai jamais assisté à un concert philharmonique, c’est une première.

Peter, avec son humour so british, entame le concert avec les fameuses notes de « Sledgehammer »… et coupe net « C’est quelque chose de différent ce soir, Sledgehammer, c’est fait » dit-il dans en français dans le texte. Il annonce qu’ils vont jouer entièrement « Scratch My Back » et débutent donc par « Heroes » la reprise de David Bowie. Je ne profite malheureusement pas trop des premiers titres, trop occupé à essayer de prendre de bons clichés parmi la horde d’objectifs braqués sur la scène. Le son est excellent de là où je suis, mais Peter semble un peu crispé.
« The Boy In The Bubble », Peter donne de la voix, et il est clairement au top de sa forme à ce niveau. Par contre il ne sait toujours pas les paroles de ce qu’il chante, merci le prompteur…
Ressentir les glissement des archets sur les violons, la puissance et la profondeur de la musique délivrée par l’orchestre, c’est tout simplement phénoménal et ça file la chair de poule.
« Mirrorball » même ambiance, je me concentre sur Ben Foster, le chef d’orchestre, impressionnant lui aussi, comme une marionnette animée. Il lance l’orchestre, et même Peter, lui intimant par des signes quand il peut chanter. Techniquement ils sont très au point à ce niveau là… mais c’est un concert de Peter Gabriel, et qui dit Peter Gabriel, dit « fuck up » ou « gabrielese »… ces petits foirages dont il a le secret…
Je loupe « Flume » et « Listening Wind » pendant que je ressort du devant de la scène – les photographes étaient admis sur les 3 premiers titres – et que je re-rentre dans Bercy, cette fois avec mon billet « normal ». Je rejoint enfin ma chère et tendre pendant « The Power Of The Heart », la chanson « mélo » par excellence…mais p… que c’est beau. L’orchestre, la voix inimitable de Peter Gabriel en pleine forme… on en oublie que c’est mielleux pour ne ressentir que la beauté de la musique jouée pour nous.
Vient ensuite la reprise d’Arcade Fire, le géniallissime « My Body Is a Cage » j’aime assez la version album, bien que je sois trop attaché émotionellement à la version d’origine pour apprécier celle-ci pleinement. Mais je m’y suis fait… et le final avec la montée en puissance de l’orchestre qui fait trembler les gradins comme le ferait n’importe quelle guitare électrique, c’est le pied. Et les timbales sont les cerises sur le gâteau.

« The Book Of Love » fait la part belle aux animations projetées au fond, devant, sur les côtés de la scène… et c’est encore un coup de génie d’avoir habillée ce morceau « musique de film » d’animation en « bonshommes bâtons », très naïf, avec un sympathique clin d’œil au groupe de musiciens avec 3 chauves, donc un avec une basse et une moustache, un avec une guitare et un à la batterie…et la mariée avec la tête de Peter à la fin a fait sourire aussi.
On reconnait Peter à son perfectionnisme, depuis ses débuts dans Genesis, il a toujours tenu à ce qu’il y ait le fond et la forme, et là encore sur cette tournée, ce ne sont pas de bêtes éclairages, mais une véritable ambiance crée sur et autour de la scène.

Mélanie et Ane Brun assurent les chœurs, et c’est particulièrement réussi sur ce morceau. Mélanie Gabriel a toujours été la tête de turc des fans hardcore -je sais, c’est un pléonasme – ses capacités au chant n’étaient pas les meilleurs lorsqu’elle a rejoint le groupe de son père en 2002… mais désormais elle assure vraiment bien, comme elle le prouvera dans la seconde partie.
Moment jazzy avec le duo Peter / piano sur « I Think It’s Going To Rain Today ». Très beau morceau, et une belle interprétation en live, mais l’ambiance et le rythme un peu moins joyeux que le titre précédent cassent un peu l’ambiance… il était temps de sortir « the masterpiece » comme disent les anglais. C’est « Après moi » de Regina Spektor. Le morceau de Scratch My Back où Peter m’a semblé le plus à l’aise, faisant des vocalises dont il a le secret pendant la montée en puissance – phénoménale – de l’orchestre, appuyés par les grondement des timbales. J’en avais la chair de poule sur le moment, et elle revient là au souvenir de ce moment incroyable. Un des sommets du concert.
Enchaînement avec « Philadelphia » de Neil Young…j’ai du mal à revenir sur terre après le morceau précédent, alors que j’adore celui-ci. L’ambiance lumineuse est superbe et Peter s’applique toujours autant.
Et c’est le dernier morceau de « Scratch My Back » avec la reprise de Radiohead « Street Spirit (fade out) »… je n’aimais pas du tout sur l’album… et malheureusement ça n’a pas changé en live. J’aime beaucoup la version de Radiohead, mais l’ambiance piano/voix à la limite du chant/ rythme lent me met presque mal à l’aise.
Peter annonce une pause de 20 minutes avant la seconde partie, j’en profite pour acheter mon trophée, c’est devenu une habitude aux concerts de Peter tout particulièrement : le tshirt de la tournée.

 

C’est reparti… L’orchestre joue une mélodie, ça me dit quelque chose, mais je ne sais pas quoi… »Thick Cloud, steam rising… » je trépigne sur mon siège: c’est « San Jacinto » ! La version « orchestre » rend très bien… mais Peter fait des gabrielese… il se goure dans le texte à plusieurs reprises… à croire qu’il connait mieux les reprises que ses propres chansons. Il faut dire aussi que pendant la première partie, il était statique à côté de ses écrans, et là il arpente la scène, retrouvant les attitudes et jeux de scène dont il est coutumier, ce qui l’éloigne de son prompteur.
Applaudissements à tout rompre après qu’il ait balayé l’assistance d’un trait de lumière réfléchi sur un petit miroir, puis nouvelle autre chanson…
Morceau suivant, là encore je ne reconnais pas immédiatement, c’est le splendide « Downside Up » chanté par Mélanie, rejointe par Peter sur le refrain. J’ai adoré. C’est à mon humble avis la conversation orchestrale la plus intéressante, avec les cuivres qui insuflent un groove excellent, le public commence spontanément à scander « OvO…OvO… » en rythme, ce qui est déjà assez remarquable pour un concert symphonique.
Peter annonce le morceau suivant « Digging In The Dirt »… ça promet, pour un morceau assez « rock »… mais, comme ils disent sur france 3, là, c’est le drame :panne d’ordinateur. Peter arrête le morceau s’excuse, demande qu’on patiente 2 minutes le temps de réparer… le public applaudit (siffle un peu aussi). Je me mets à la place de Peter, perfectionniste invétéré, et comment il doit se sentir à ce moment là… Il nous raconte qu’il ont beaucoup répété pour cette pièce de théâtre « Le Grand Fuck Up ». Agacé, mais avec le sourire. La classe.
L’ordinateur redémarre enfin et c’est reparti pour « Digging In The Dirt ». Au niveau de l’orchestration c’est excellent, assez différent de l’original… mais Peter se plante encore dans les paroles. C’est pas très grave, l’essence du morceau est là, il bouge bien sur scène.

C’est maintenant le moment intense. Le titre que les admirateur de longue date on pu redécouvrir enfin lors de la tournée « Warm Up »de 2007: « The Rythm Of The Heat ». La puissance de cette chanson était les percussions, tribales, violentes. Ici…eh bien les violons s’en chargent. Peter chante magnifiquement bien. Il m’avait déjà bluffé en 2007 sur ce titre difficile à chanter. Il l’a hurlé, il s’est pas planté et il m’a mis les larmes aux yeux. Yeux qui se sont agrandis comme des soucoupes sur le final, en voyant le percussionniste jouer au forgeron sur ses timbales, faisant trembler le sol comme aucune batterie ne le ferait. C’est reparti pour une standing ovation.
Mais Peter ne nous laisse pas le loisir de nous remettre de nos émotions puisqu’il nous explique qu’ils vont jouer une chanson que lui a inspiré son implication avec Amnesty. C’est le magnifique mais très rare « Wallflower ». Les admirateurs de longue date ont été nombreux à avoir les yeux humides. Peter pousse sa voix sur le refrain, Mélanie et Ane font les chœurs et assurent le final – un chouia off-tempo- L’orchestre ne révolutionne pas la chanson, qui se prêtait assez bien à l’exercice.
On reste dans le même thème avec le désormais classique « Signal To Noise », l’hymne de la vision du monde selon Peter. La version jouée ce soir et particulièrement belle, et pour cause: on a l’impression d’entendre la version album, un orchestre étant déjà présent sur « Up ». Bien sur il n’y a plus les percussion ni les guitares, ni malheureusement la voix de Nusrat Fateh Ali Khan, cette fois bel et bien remplacé par les chœurs de Mélanie et Ane. C’est dommage d’ailleurs, NFAK c’est sacré, mais c’est une décision compréhensible: pas de claviers, donc pas de sample du regretté Nusrat.
Le taux d’humidité des kleenex se s’arrange donc pas, mais on change de registre avec un autre titre de « Up » pas remanié ce coup-ci : « Darkness »…où Peter s’est une fois de plus sévèrement emmêlé les pinceaux au niveau du texte. C’est dommage, c’est la première fois que ses « fuck up » me gâche un morceau.
C’est un beau moment ensuite, Peter s’éclipse sur le coté après avoir dit « C’est à Mélanie ». Cette dernière a indéniablement fait des progrès, et le cadeau un peu vache de son père, c’est de lui faire chanter « Washing Of The Water » devant le public de Bercy. Elle s’en tire honorablement compte tenu de la difficulté du morceau, ma femme et moi sommes particulièrement émus tant cette chanson fait partie de notre histoire. Un très beau moment, musicalement et humainement, l’attitude de Peter m’a fait penser à un père fier de sa fille qui décide qu’elle n’a plus besoin de lui. Que de progrès faits depuis le catastrophique « Don’t Give Up » de 2003…
Dans la catégorie « Chanson qu’on s’approprie », ils nous jouent une splendide version de la musique d’entrée de notre mariage « Blood Of Eden »… on aurait du les inviter tiens. La version orchestrale n’apporte rien de neuf à la chanson, qui se suffit à elle-même. Peter m’épate encore lorsqu’il hurle a pleins poumons son cri déchirant.

Il n’aura donc pas joué « Sledgehammer », mais on aura eu droit à « Solsbury Hill » faisant se lever des voisins de siège que je croyais endormis depuis longtemps. Ca me fascine toujours autant qu’on puisse dépenser une fortune pour un artiste qu’on ne connait pas. Il s’en est passé des choses depuis 77! Bref. C’est pas grave, d’autant plus que là, Peter n’a pas oublié son texte ! enfin ! De plus, c »est toujours plaisant de voir un orchestre symphonique, synonyme de « sérieux », se laisser aller, mêlant l' »Hymne à la Joie » aux notes de « Solsbury Hill ». Sympathique.
Une nouvelle standing ovation salue les musiciens, Peter applaudit plus d’une fois John Metcalffe, l’arrangeur. L’écran s’abaisse mais les lumières ne se rallument pas… c’est bon signe pour un rappel.

Quel rappel Peter Gabriel pourrait-il faire…allez, soyons fous… »In Your Eyes » ? Eh oui, comme toujours… mais là… Bercy rugit en voyant le lion Youssou N’Dour en personne sur scène ! Comme en 2003, les vieux amis refont comme il y a pas loin de 25 ans déjà. Un magnifique moment humain, tout simplement. La complicité entre les deux hommes est palpable. Mais… encore une fois, quel dommage que Peter se soit planté: sur l’intro, sur le final, cafouillages pendant la chanson, blancs quand ils ne savent pas qui se lance pour chanter… c’est frustrant, mais on ne va pas bouder notre plaisir, d’autant que Youssou a toujours sa voix inimitable, une puissance et une chaleur qui donnent le sourire.
Un second rappel, avec le violoncelle qui délaisse son archet pour en jouer comme de la contrebasse… impossible de faire autrement pour les première notes de « Don’t Give Up », avec Ane Brun en seconde voix. Elle a une façon de chanter un peu particulière, mais elle a le coffre nécessaire pour assurer le rôle, bien que je ne sois pas vraiment fan de sa voix.
Nouvelle standing ovation – encore – Peter applaudit encore John Metcalffe, et nous laisse en compagnie de l’orchestre, qui rend honneur à l’un des plus beaux albums de la carrière de Peter Gabriel « The Nest That Sailed The Sky » de « OvO ». Un morceau lent, précieux, un silence admiratif envahit Bercy – sauf quelque abrutis qui n’ont rien d’autre à faire que de partir les premiers, histoire de faire ch… ceux qui écoutent et assistent au concert… bref.
Les instruments s’éteignent un par un, et Ben Foster a le soin de dire au revoir au public, l’orchestre debout à ses côtés. Souriants, heureux d’avoir accompli leur tour de force…et il y a de quoi.

Peter Gabriel est unique. Il se tire très honorablement bien de l’exercice risqué de la reprise, d’autant plus en live, avec un orchestre. Il y a bien quelques couacs, un peu plus qu’à un concert de Peter Gabriel « traditionnel », mais compte tenu de l’épreuve et des émotions intenses que lui et ses musiciens ont su faire passer, je pense que c’est pardonnable.
Un concert de Peter Gabriel, même dans une salle aussi immense et impersonnelle que Bercy devient un spectacle intime, qui laisse des souvenirs comme aucun autre artiste ne l’a fait jusqu’à présent à mes yeux et oreilles. Bravo et merci.

Un très grand merci à l’équipe d’EMI pour l’accréditation photo, ainsi qu’à ma femme adorée…

Peter Gabriel : la setlist

Sledgehammer
« Heroes »
The Boy in the Bubble
Mirrorball
Flume
Listening Wind
The Power of the Heart
My Body Is a Cage
The Book of Love
I Think It’s Going to Rain Today
Après Moi
Philadelphia
Street Spirit (Fade Out)
Play Video
San Jacinto
Downside Up
Digging in the Dirt
Wallflower
Signal to Noise
Washing of the Water
Blood of Eden
The Rhythm of the Heat
Darkness
Solsbury Hill
Rappels:
In Your Eyes (avec Youssou N’dour)
Don’t Give Up
The Nest That Sailed the Sky

10 COMMENTAIRES

  1. Pascale dit :

    ton compte-rendu m’a collé les larmes aux yeux, pensant rétrospectivement à la soirée de lundi.

    Je me demandais si tu allais pouvoir venir, je suis ravie que oui, et en plus tu nous livres de magnifiques photos.

    Merci à toi.

  2. didij dit :

    Merci pour cet article.Superbes photos qui me replongent dans l’ambiance de cette soirée inoubliable. Rien à rajouter, c’est exactement ce que j’ai ressenti!
    Cela faisait très longtemps que j’attendais le retour de PG sur scène et je n’ai pas été déçue. Bien sûr, c’était très différent de 2004, mais il faut avancer et ne pas avoir peur de ce que l’on ne connaît pas. C’est tout à l’honneur de PG de nous avoir offert cette merveilleuse aventure. La forme change mais le fond reste le même et l’émotion intacte. PG est un homme merveilleux, sa générosité est inscrite sur son visage. Les chansons paraissent tristes mais l’époque n’est pas non plus à l’allégresse. Un grand merci pour tout ce bonheur. PG a bercé ma vie et continue à le faire. J’attends déjà avec impatience le prochain concert.

  3. Steam dit :

    Un compte rendu azzyien, c’est à dire clair et précis, avec comme d’habitude l »œil » de Azzyavec les photos. Bravo !

  4. Rika dit :

    Quel compte rendu! j’y ai enfin trouvé le nom du chef d’orchestre époustouflant. Nous avons fait l’aller retour Paris-Province (10 heures) avec mon fils de 11 ans (connaissant encore mieux que moi la discographie de peter Gabriel). Un grand moment que je suis contente d’avoir vécu, et qui lui laissera des souvenirs.

  5. Sérgio dit :

    Merci Azzy pour ton compte rendu d’une précision remarquable (t’as un dictaphone pour prendre des notes pendant le concert ou quoi ? ;-)

    J’ai moins noté les caffouillages de textes que toi, mais plus les fuck-ups techniques, et la tendance de Peter à ne pas quitter le prompteur des yeux (nervosité en ce premier « full-production » de la tournée ?) ce qui parfois détourne sa tête du micro et foire un peu le début de la ligne vocale suivante. Un peu dommage, comme tu dis.

    Mais comme toujours, Peter a su impulser de l’énergie brute, de l’émotion forte, et j’ai totalement adoré ces presque 3 heures d’intense spectacle ! Du pur plaisir, avec un concept original, risqué… et finalement sublimé ! Thank you Peter !!

    Merci à toi pour les souvenirs (textes et photos)
    Sérgio

  6. Nicolinux dit :

    Merci pour ce compte-rendu, très différent du mien et très sympa. :-)

  7. Sétan dit :

    Je viens de découvrir le site et je suis enchanté par votre écriture et photos splendides .
    Je suis un fan du Spirit of 66 et du rock progressif
    c’est en cherchant sur Génésis 2007 que je me retrouve à vous remercier pour cet excellent travail !
    Ps je n’ai rien trouvé sur un un groupe j’aime énormément : MAGENTA et que je suis obligé d’aller voir en Angleterre et Hollande (4 fois en 2009)
    Le groupe est Anglais et j’aimerai les faire venir en France !

  8. paddy dit :

    Merci pour ce CR si bien juste et fidèle reproduisant ce que j’ai vécu à Berlin le 24. Donner de l’émotion demande bcq de maîtrise et de savoir. Ce concert fût un des plus intense auquel j’ai assisté.

  9. loic leveder dit :

    Bel article qui décrit parfaitement ce qu’offre si généreusement, magistralement, orchestralement le légendaire musicien et ex lead vocal du groupe Genesis dans ce new blood tour si original. J’ai eu la chance d’assister à la première représentation de cet événement proposée en terre américaine avant hier, 28 avril 2010, à Montréal donc, avant New York et Los Angeles. Accompagné du même chef d’Orchestre, de 52 musiciens,des deux mêmes choristes, dont sa fille, il ne manquait par rapport à Bercy que Youssou N’dour non présent sur la scène du centre Bell. Je crois n’avoir jamais rien vu et entendu de tel en live. Nous garderons tous je crois un souvenir ému de cette soirée, où que nous soyons dans le monde, conscient du privilège vécu.

Qu'en pensez-vous ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *