Genesis @ Paris 30 juin 2007

Genesis… un groupe qui fait souvent grincer des dents dans le monde du rock, à cause sans doute de Phil Collins.
Pourquoi ? j’en sais rien. Il a fait du très bon, du plus mauvais, comme beaucoup, sauf qu’il s’est fait énormément de blé avec le mauvais. Pour résumer.
Et par mauvais j’entends « pop-rock-rtl2-pour-menagère-de-moins-de-50-ans », et honnêtement, on a vu pire dans le genre…

Peut être aussi parce que Phil Collins a pris la place laissée vacante par Peter Gabriel en 1975. Avant cela (et jusqu’au départ de Steve Hackett en 1977) Genesis a produit des bijoux du rock progressif, inventant un style propre et qui a inspiré pas mal de monde après. C’était un rock théatral, empreint de poésie et de légendes à l’anglaise, emmené par un très charismatique Peter Gabriel. Très créatif mais peu accessible au grand public, et donc peu rentable.
Lorsque Phil Collins a peu à peu pris le commandement du trio, on sait le succès qu’ils ont eu, au détriment d’une simplification de leur musique. Pour les fans de la première heure, ils ont vendu leur âme au diable.

Pour être beaucoup plus subjectif – ce compte rendu risque de l’être pas mal et de vous ennuyer profondément, j’assume – j’ai du mal avec Genesis aujourd’hui.

Si le côté « blog narcissique » vous emm… profondément, vous pouvez sauter le prochain paragraphe. Si vous avez du temps à perdre, lisez comment j’ai découvert Genesis, et pourquoi cette soirée était spéciale pour moi.

En retournant quelques années en arrière, alors qu’il n’y avait pas encore de lecteur CD chez moi, mon père avait eu en cadeau un CD de Phil Collins : « Serious Hits Live ». Le jour ou on m’a offert un lecteur CD pour mon passage en sixième, je me souviens être resté à genoux en écoutant religieusement ce bijou de technologie qu’est le CD. « One More Night » était ma favorite. Après un détour par les Beatles pendant 2-3 ans, j’ai voulu avoir en CD la chanson qu’ils passaient tout le temps sur RTL2, celle ou il crie « Aaaaiiillleee can’t Dance ». J’adorais ça. J’ai découvert toute la discograpie solo de Philou. Ca m’a pris du temps, un CD représentait quelque chose pour un collégien à l’époque, il ne suffisait pas de télécharger et d’écouter avec Winamp.
Quand j’ai eu toute la discographie, j’étais pas plus avancé. Enfin si, j’ai découvert le Phil Collins qui ne passe pas a la radio, et de belles pépites (We Fly So Close, Lorenzo, une passion pour la batterie…) mais pas de « Aaaiiiille can’t Dance ».
Genesis ? Ah oui c’est un groupe ou il a été… oui pourquoi pas…
Miracle le saint Graal est sur l’album qui s’appelle judicieusement « We Can’t Dance » !
Internet a changé ma vie, je ne passe plus deux ans a trouver un CD.
We Can’t Dance c’était pas mal, surtout « Driving The Last Spike ». Qu’est-ce que c’est que ça un morceau de 10 minutes ? Rock Progressif me voilà… grâce à « I cant Dance », et en remontant un peu plus, grâce à « One More Night ». Oh y’a des dents qui grinçent, restez zen les progeux !
C’est pas si mal Genesis… essayons des albums plus vieux… Invisible Touch..moui bof, je préfère We Can’t Dance… Duke … c’est bizarre comme musique ça ne ressemble pas à Phil Collins… mais c’est bien… A Trick Of The Tail… nan trop bizarre… quoique… si en fin de compte… Mama… ah ça j’adore ! « Home By The Sea » c’est épique !
Par contre les albums ou c’est l’autre là qui chante « Peter Gabriel », bof non j’ai pas envie c’est nul…
Jusqu’à ce que j’écoute une vieille cassette audio de mon père : « Seconds Out Part Two ». « I Know What I Like », quelle énergie ! il me faut le CD !… « Seconds Out » en CD : plus de 200 F, c’est un double. Pas grave j’économise pour me le payer enfin… je le déballe religieusement… « Supper’s Ready » ca dure 24 minutes ! c’est quoi ce truc, une erreur sur la jaquette ?
Inutile de dire qu’après plusieurs écoutes, Invisible Touch me paraissait encore plus fade à côté. Foxtrot fut mon achat suivant. J’accrochais pas encore à la voix de l’autre chanteur là, Gabriel…
Tout celà pour essayer de montrer à quel point Genesis et surtout Phil Collins a une place à part dans mes goûts musicaux. C’est grâce à lui que j’ai découvert le progressif, Peter Gabriel, Mark Knopfler (Montserrat 96), Mike Oldfield (Crises), le jazz (Buddie Rich)… ca ouvre pas mal de portes ça non ?
Mais, alors que mes goûts musicaux évoluaient, Phil Collins sortait Tarzan…bon OK, à la limite, y’a de super mélodies la dedans… puis Testify.
Ah non.
Là non.
Plus possible.
Des chansons nettes, sans âme ((c) Lazuli…), pas de vrais instruments, c’est plus gnan gnan que tout ce qu’il a pu faire, et pourtant il en a fait des roses et des sucrées. Et passage à la Star Ac’. Stop.
Depuis j’écoute rarement Genesis, période Peter Gabriel ou Steve Hackett, et quasiment jamais période trio.
L’annonce de cette reformation, c’était pour moi trop tard de quelques années. Mes goûts musicaux ont évolués. Et à voir ce que Phil Collins fait maintenant, ça me paraissait un peu ridicule de reformer Genesis, même si comme ils le prétendaient durant la conférence de presse, c’était « juste pour le fun »…
Mais par nostalgie, j’ai pris deux places, et pas données en plus.

Quand j’ai vu les titres joués en répétitions et lors des premiers concerts, une certaine impatience s’est faite ressentir. Etrange non ? je n’écoute plus ça depuis des années mais je suis prêt à débourser 200 € pour aller les voir dans un stade.
Oui.
Mais ils vont jouer « In The Cage ». Et « Firth Of The Fifth ». Et « Los Endos », « Afterglow »… que de souvenirs.
J’attendais ce concert avec un mélange d’impatience et d’appréhension.

C’est bon vous pouvez lire à partir d’ici, je ferme ma parenthèse narcissique.

Pour ceux qui ne sont jamais allés à un concert au Parc des Princes: partez tôt, même si vous êtes placés: en arrivant à 19h à la porte de Saint Cloud, après m’avoir déposé à 20h, Leslie a encore tourné jusque 21h15 avant de pouvoir se garer, elle a loupé 45 min de concert.
Arrivé à ma place, j’admire le stade, la pelouse est noire de monde, et la scène est impressionnante. Une sorte d’écran-vague sert de fond, c’est vraiment très esthétique.
Le concert débute par un instrumental « Behind The Lines ». Etrange de voir de « vieux amis » comme Mike Rutherford, Daryl Stuermer et Chester Thompson. Tony Banks aussi, mais ça a jamais été mon pote, il a pas l’air marrant comme gars…
Quand Phil Collins entre sur scène, ça me fait une drôle d’impression: celle de connaître quelqu’un, de savoir qu’on aurait pu être de supers amis mais nos chemins se sont séparés à une époque et on s’est perdus de vue.
Le son est atroce, c’est de la bouillie sonore. Les claviers sont noyés dans la basse, les batteries de Chester et Phil sonnent mal. Ca commence mal.

« Turn It On Again »: décidément j’ai tourné la page. De la pop, sans étincelles, qui sonne années 80 qui plus est, bof. Je m’ennuie. Le son s’est amélioré, ils ont du faire les réglages qui s’imposaient. Phil chante bien, pas aussi bien qu’il y a 20 ans, mais ils en sont tous là non ?
Mike Rutherford joue de la guitare, oui, mais autant être honnête, ça n’a jamais été un Guitar Hero, loin s’en faut. Daryl Stuermer est là pour ça, même si son look de marin jovial ne le laisse pas paraître. Tony Banks fait la tronche, c’est un pléonasme. Heureusement que c’est une tournée pour le fun…. Il jouerait de l’orgue à un enterrement il ferait la même tête. Chester Thompson est un grand batteur, on y reviendra.
« No Son Of Mine » : ça continue dans la même veine, mais ça a moins vieilli. Ca s’écoute oui, ça rappelle des souvenirs aussi.
« Land Of Confusion » : bon je commence vraiment à m’ennuyer.
Le morceau suivant éveille ma curiosité… mais oui… il semblerait bien que ca ressemble à « In The Cage »… quelle ligne de basse/batterie… ça devient intéressant…Phil n’a plus la fougue qu’il y mettait en 82 et encore moins celle que Gabriel mettait en 75, mais ça donne bien… l’écran géant diffuse des images qu’on qualifiera de kitsch sous peu.
Enchaînement sans coupure sur ce qui ressemble bien à « The Cinema Show ». Le duo de batterie sur « Seconds Out » m’impressionnait à chaque fois. Ici aussi… Chester et Phil font des merveilles, ce sont deux immenses batteurs, quel dommage que des trucs du genre Testify viennent occulter ça aux yeux et aux oreilles du grand public… Seul bémol (haha) : soit les claviers de Tony délirent, soit il a changé le solo, mais ça sonne pas pareil.
Enchaînement sur un autre morceau moins antique mais toujours instrumental, « Duke’s Travels », Phil Collins est toujours à la batterie, qu’il finit par délaisser lorsque les musiciens se calment et jouent le sublime « Afterglow », « Chant du Cygne » du groupe: dernier morceau du dernier album avec Steve Hackett en 77. Phil n’a plus les tripes ou le coffre pour chanter ce morceau comme avant, mais que c’est beau.

Je serai pas en train de m’émouvoir sur du Genesis moi ? Si. On dirait que je replonge.

« Hold On my Heart » me fait redescendre sur terre. Du gnan gnan dans tout sa miévrerie. Phil Collins assis sur un tabouret de bar pour faire style… Très ennuyeux, mais nos voisins dans le public semblent apprécier beaucoup plus que ce qu’il y avait avant. Le syndrome de Genesis.
Phil fait le clown en français en présentant le prochain morceau… « Home By The Sea »… les premières notes retentissent, la mélodie coule toute seule, la basse vrombit… flashback… je me revois un mercredi matin après les cours, en train d’arracher le plastique autour du CD « Mama » chez mes grands parents pour lire les paroles avant de pouvoir l’écouter chez moi. Eté fin de seconde, le dernier été d’insouciance. Vautré dans mon lit sous le velux de mon ancienne chambre, en train de lire du Stephen King en écoutant « Home By The Sea ». Là c’est foutu, j’ai les larmes aux yeux. L’interprétation est magistrale. Alors oui, c’est QUE du Genesis, oui ça date de 83, en plein dans le période « commercialeuh », non c’est pas du prog même si ça dure 10 minutes…m’en fout, j’ai pris mon pied. Peu importe le flacon…

« Follow You, Follow Me ». Entendu 15 000 fois quand j’écoutais encore la radio des parents. Rien de nouveau , mais les projections sur l’écran sont excellentes: le bonhomme de la pochette de « Duke » est dessiné dans le genre du dessin animé « La Ligne »: il marche dans un couloir avec des portes (32 ?), y croise le père et l’enfant de « We Can’t Dance » mais aussi les jeunes joueuses de croquet glauques de « Nursery Cryme » – diantre ça date de 71! -, le tondeur de pelouse de « Selling England » ou encore le Squonk… beaux clins d’œil qui aident à faire passer la pilule.
Pour le morceau suivant, Phil repasse à la batterie, et commence le morceau seul, rejoint par les autres… et quel morceau… l’un des plus impressionnants concernant le jeu de batterie, mais aussi – et surtout – de guitare… C’est en partie grâce au jeu inimitable de Steve Hackett sur le chef d’oeuvre « Firth of Fith » que je me suis mis à la guitare… Chester et Phil au sommet de leur art, Tony fait ses plus beaux arpèges et Daryl Stuermer… reprend le solo que jouait Steve Hackett.
Je n’ai rien contre Daryl Stuermer, qui par certains côtés à été plus impressionnant que Steve Hackett : il joue un nombre incalculable de notes à la seconde, en brodant des variations partout. C’est bluffant, joli même. Mais ça n’a pas l’âme et la puissance du même solo tout en bends par M. Hackett. Néanmoins un grand moment, salué par le public, surtout par la pelouse, nos voisins attendant le prochain tube.
L’enchaînement se fait sur « I Know What I Like », qui sans être un tube, était ce qui s’en rapprochait le plus de l’ère Gabriel. Des photos du groupe de l’époque passent sur l’écran, on y voit les deux grands absents de ce soir: Peter Gabriel, qui a décidé qu’il avait mieux à faire (il est excusé) et Steve Hackett, qui n’a pas été invité étant donné que Gabriel ne venait pas…
Phil Collins fait le clown en jouant du tambourin avec les coudes, le crâne, les genoux, les pieds… le contraste avec Tony Banks juste à côté est saisissant.
Puis vient le fameux « Mama » qui convient déjà plus à nos voisins avides de tubes, et je dois dire que j’ai vraiment trouvé ça excellent. C’était puissant, c’est de la pop – c’est pas écrit dédaigneusement – mais de la très bonne, avec le petit quelque chose qui fait que ça marche.
Phil nous présente le prochain morceau, le public s’attend à un tube, et c’est… « Ripples » ! Un morceau qu’ils n’ont joué que quelques fois en 1980, et c’est loin d’être un tube formaté FM… l’ambiance est très « romantisme en campagne anglaise ». L’écran représente une peinture de forêt dans les tons vert turquoise, la scène s’éclaire de jaune, la nuit tombe, Phil s’applique beaucoup sur le chant, Daryl joue de la 12 cordes électrique… que demander de plus ?
On repart sur du bon tube avec « Throwing It All Away ». J’ai pas écouté la chanson ni regardé les musiciens, l’idée de génie de filmer le public et de retransmettre sur l’écran géant, c’est pas mal. Le Barry Williams Show de 2003 n’est pas loin… mais c’est marrant. Certains montrent leur joie, d’autres rougissent et se cachent, d’autres sont étonnés, d’autres se lèvent en levant les bas et du coup deviennent hors champ… un bon moment !
M. le showman joue avec le public en introduction du morceau suivant et nous explique – en anglais – le principe du domino. En éclairant diverses zones du stades et provoquant ainsi le déchaînement desdites zones, Phil à bien entretenu l’ambiance.
« Domino », un autre morceau d’une dizaine de minutes perdu au milieu de l’usine à tubes qu’est « Invisible Touch ». Une construction progressive, plusieurs passages différents, une seconde partie bien pêchue avec Daryl Stuermer à la basse. C’est pas mal, mais ça n’atteint pas la puissance et la beauté d’un « Home By The Sea », mais c’est très subjectif (moi? jamais…) et je compare ce qui est comparable, « Supper’s Ready » n’a rien à faire ici.

Attention grand moment : le fameux duo de batterie. Chester Thompson et Phil Collins sont des maîtres en la matière. Imaginez un joueur de batterie. Il joue un rythme banal d’accompagnement. Désynchroniser le mouvement des bras et des jambes, faut déjà le faire. Maintenant imaginez un batteur en improvisation ou en solo, c’est a dire qu’il fait ce qu’il veut de ses toms, caisses claires ou grosses, cymbales etc mais faut que ce soit joli, pas seulement technique. C’est déjà quelque chose. Maintenant imaginez ce même batteur à côté d’un autre, et il doivent être en rythme ensemble. Là c’est la classe, la maîtrise de l’instrument. Et en fait, Chester et Phil ne commencent pas à la batterie, mais face à… des tabourets de comptoir. Les baguettes tapent le coussin, le dossier, créent des rythmes, s’en éloignent, brodent… Phil s’écarte peu à peu et taquine ses cymbales, ses toms, fini par s’asseoir aux commandes… et ca cogne. Chester s’assied de son côté, et c’est du grand Art. On ne différencie pas qui fait quoi, qui a dit qu’un solo de batterie c’est ch… ? Ca s’accélère, et ça finit avec les fameuses quadruples salves de « Los Endos »… eh oui ça sent la fin… Mais en beauté.
Mais alors enchaîner avec « Tonight, Tonight, Tonight », ça casse tout. La chanson insupportable par excellence, qui a bien marché à l’époque mais pas suffisamment pour qu’on s’en souvienne aujourd’hui. Pénible.
« Invisible Touch ». C’est gai, le public aime. Ok. Pas moi et de toutes façons j’ai jamais aimé ce morceau. Je m’occupe en essayant de faire un panoramique de la scène et de la pelouse.

Faux rappel, il repartent en coulisses et reviennent pour LE tube « I Can’t Dance ». J’ai bien changé depuis l’époque ou je cherchais cette chanson – si vous avez zappé le paragraphe en haut laissez tomber… – mais c’est toujours efficace. J’aime bien. C’est marrant avec la danse style fresque égyptienne, Mike Rutherford et Daryl Stuermer suivant Phil Collins. Ce dernier fait toujours des pitreries et des grimaces atroces qui vont plaire aux anti-collinsiens.
Et pour le dernier morceau de la soirée, ils jouent un morceau qui leur tiennent particulièrement à cœur… « The Carpet Crawlers », choix étonnant pour un rappel, mais je ne vais certainement pas m’en plaindre, surtout que les 5 sur scène s’appliquent beaucoup, c’est beau, très beau, il manque juste Peter Gabriel pour que ce soit parfait. Mais quelle fin !
C’est le salut rituel, même si quelque chose me dérange quand Chester et Daryl se mettent sur le côté pour que les trois vieux saluent seuls…
Après nous avoir confié qu’on a été un public particulièrement bon, et Phil nous dit « au revoir »… je croyais que c’était une tournée d’adieu ?

Verdict : je me suis réconcilié avec Genesis. Pas tout loin de là, mais je me souviens avoir aimé certaines choses, et que j’ai pris plaisir à réécouter là, en live, devant mes idoles d’adolescent. Et quand on réfléchit, le fan du vieux Genesis qui tolère Phil Collins est plutôt bien gâté étant donné la configuration du lieu, la promo etc : on s’attend à n’entendre que du Genesis tubesque avec un petit medley pour faire plaisir aux vieux ronchons. Mais non. 8 morceaux époque « age d’or » jusqu’au départ de Steve Hackett, dont 5 époque Gabriel. Face à ça 9 tubes qui ont plus ou moins bien vieilli et qui ont ce petit quelque chose qui font que ça s’écoute très bien…ou pas et 3-4 morceaux moins connus du grand public mais qu’ils doivent aimer jouer en live. Ca aurait pu être pire non ?
Maintenant je ne vais pas écouter rêveusement Testify, mais ce qui était bien avant l’est toujours, même si mes goûts musicaux ont bien évolués depuis, j’ai pris plus de plaisir que j’aurais cru ce soir en voyant et en écoutant ces légendes – ou ces stars, selon le point de vue – en live.
A quand une tournée de reformation complète… ?

Un merci spécial à ma chérie, sans qui je n’aurais pas vu ce concert…

3 COMMENTAIRES

  1. jdo dit :

    excellent compte rendu ! impartial étou étou ! on s’y croirait :) merci !

  2. Al Binos dit :

    Bien .
    On a tous une histoire avec une Génesis. On a tous eu une larme à l’oeil tant cette musique a collé avec une période de notre vie. On a tous écouté en boucle certaines chansons voire pour ma part commme la votre des albums entiers.
    J’ai écouté chaque album d’abord avec mon petit walkman et mes vieilles cassettes audio. Ensuite avec les cd en passant par les vynils. Cela fait si longtemps que j’aimerai me souvenir par quelle chanson cela a commencé. Je crois que comme toi, cela a comencé par Phil, avec l’album « Hello I must be going » et comme toi de Phil en aiguille, j’ai atterri sur Genesis. C’est vrai que la période Peter Gabriel était difficile à dompter mais c’est ça qui était fascinant, c’est que d’un coup elle ouvrait la porte sur une autre discographie tout aussi passionante.

    Je suis allé au concert grâce à ma copine, qui déteste, mais qu m’a fait ce grand-petit cadeau.
    Je comprends ce que tu veux dire avec le tourant rock pop de Génésis. On en pensera ce qu’on veut mais c’est ce qui leur a permis de tenir aussi longtemps et d’être là pour cette série de concert. Car sans Invisible Touch pas de Domino, sans Mama pas de Home by the sea etc…
    Bref ce qui est surprenant avec Genesis, c’est que jadore Genesis. Parce que les mélodies au synthé, les structures musicales déroutantes des chansons, leur durée, leur tonalité, chaque histoire racontée dans chaque album, tout est tellement différent ce tout ce que l’on peut entendre que je me suis souvent demandé : soit j’aime de la musique complètement ringarde, soit c’est une vraie musique d’avant garde que les générations futures écouteront en se demandant « c’est qui ces mecs et cette musique de malade??? »

    Alors j’avais un peu enterré le groupe ces dernières années, il m’y avait bien aidé avec leur suicide musical que fut le « Congo » incongru. Cela faisait bien 5/6 ans que je n’avais plus écouté un seul morceau. Et puis vint le concert de Samedi dernier et là tout m’est revenu en pleine figure. J’ai tout pris dans la gueule à partir d’In the cage’, je me suis revu 20 ans plus tôt appuyant sur la touche rewind de mon petit magneto pour réécouter encore et encore certains passages de batteries.
    Ce concert était celui que j’avais espéré en 1992 et qui m’avait un peu déçu. Enfin j’entendais « I know what I like » live, In the Cage, Firth or Fith, Ripples. Et de la même manière je réécoutais avec bonheur Domino, throwing it all away etc… Bref après un début difficile du concert avec certaines de chansons que j’aimais le moins « No son of mine » ou « land of confusion » le concert s’est envolé et la musique prit la vitesse du voyage spatio temporel de domino pour se finir en atterrissage moelleux et presque triste de carpet crawlers.

    En retrant, j’ai fouillé ma cdthèque pour me rendre compte que des cassettes et disques il ne me restait plus que deux cd période gabriel « selling england by the pound » et « foxtrot », ensuite « trick of the tail » en cd et vynil, le merveilleux Seconds Out et un album pirate étrange compil de plusieurs live…

    Donc il ne me reste plus qu’à repartir à la quête de tous ces albums, un par un. Religieusement, comme une quête et les réécouter plus souvent, pour me ressourcer et kiffer.

  3. Sylvain Z dit :

    J’ai bien aimé le compte-rendu du concert de Genesis. Impartial, vivant… Je devais aller voir le groupe à Gerland mais je pense y renoncer. Cette tournée de reformation me tentait, la setlist est très équilibrée mais bon je préfère de loin Peter Gabriel. Et puis, Genesis période PG c’est quand même autre chose. J’ai toujours eu du mal avec les années 80. On en reparle sur PG.fr

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