Le blues du désert d’Imarhan nous fait voyager au Grand Mix ce soir : le public du club a fait honneur au groupe algérien dans une ambiance qui nous avait manqué.

Imarhan suit les traces de Tinariwen, qui à ouvert la voie à des groupes comme Terakaft, Les Filles D’Illighadad, Mdou Moctar, Tamikrest etc.
Puisant leur inspiration dans la tradition Touareg, Imarhan est issu de Tamanrasset, au sud de l’Algérie, chante en tamasheq, la langue des Touaregs… et joue sur Gibson SG.
Les mauvaises langues disent que pour jouer du Tichoumaren, il suffit de ne pas savoir accorder sa guitare. C’est on ne peut plus faux et il suffit de voir le doigté de Sadam (Iyad Moussa Ben Abderahmane), guitariste et chanteur du groupe pour s’en convaincre : les gammes sont jouées avec un léger bend sur certaines notes, apportant cette dissonance caractéristique.

Outre Sadam, le groupe est composé de Haiballah Akhamouk, Abdelkader Ourzig, Hicham Bouhasse et Tahar Khaldi.
Pendant près de 2h, le groupe a voyagé entre compositions plus contemplatives (leur dernier album Aboogi est plus dans cette veine) et morceaux plus groovy, où la batterie vient jouer avec les percussions sahariennes, la guitare électrique accélère, le public encourage, ce sont des beaux moments de live.

Merci au Grand Mix de proposer cette musique qu’on n’entends malheureusement pas si souvent.

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